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« Mettez moi quelques whites et Raul Gonzalez Blanco »

Il avait le Real qui coulait dans ses veines et même ancré dans son patronyme. Malgré avoir passé 2 ans chez les colchoneros dans son parcours en jeune, l’éternel numéro 7 du Real a vite été guidé par la lumière blanche, afin d’en devenir probablement la plus grande légende.

Dès ses premières saisons, Raul se fait une place au sein de l’attaque madrilène et y devient le pilier indéboulonable. Au cours des 15 années qui vont suivre, des tonnes d’attaquants de classe mondiale vont passer dans la capitale espagnole afin de l’épauler mais il ne sera jamais inquiété quant à son statut. La machine est mise en route afin de devenir l’âme du Real, équipe à laquelle Raul va rapporter des tas (et des tas) de trophées.

Pour sa première saison en 94-95, le Real gagne la Liga dans laquelle il dispute presque une trentaine de matchs. Mais sa présence va prendre de l’ampleur peu à peu. Il gagne ensuite sa deuxième Liga en 97 en étant cette fois titulaire indiscutable, puis décroche sa première Ligue des Champions en 98, mais bien qu’il ne soit pas l’homme providentiel de cette campagne, ce n’est que le début d’une longue histoire d’amour avec la coupe aux grandes oreilles.

La saison 1999-2000 est une parfaite illustration de ce que Raul représente pour le club, car pour marquer ce club, il faut faire mal à l’éternel ennemi, et le numéro 7 n’y manquera pas. Raul sera adjugé coupable d’un des plus grands coups de climatisation de l’histoire du foot.

Le contexte est clair: Nous sommes au Camp Nou, Raul marque le premier but mais le Barca égalise grâce à Rivaldo. Une main non sifflée et un but de Figo plus tard, la tension devient palpable chez los blancos. L’histoire s’écrit alors: sur une délicieuse passe de Savio, Raul vient malicieusement piquer le ballon et trompe la gardienne barcelonaise. « Raul manda callar al Camp Nou » s’écria le commentateur. Demander à 90000 personnes de se taire avec une telle classe… C’est un coup à se retrouver en tête de l’#UltimoFlow.

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Mais le plus marquant lors de cette saison est sa performance globale en ligue des champions,car celle de 2000 est la sienne. Bien qu’à ses cotés on pouvait trouver l’excellent Fernando Morientes et le futur maitre quenellier Nicolas Anelka, c’est bien Raul l’homme marquant. Il termine meilleur buteur avec 10 unités, incluant un doublé face à Manchester en quarts (dont celui partant du fameux service sauce Redondo), et le dernier but de la compétition, celui du 3-0 en finale : un rush de 60m face à aucun défenseur suivi d’une de ses feintes spéciales effaçant Canizares pour ne plus avoir qu’à la pousser au fond. El Eterno tient sa 2ème Champions league , l’histoire est en marche.

La saison qui suit, Raul remporte sa 3ème Liga et y termine pichichi avec 24 buts. Il termine également meilleur buteur de la Ligue des champions malgré une élimination en demi-finale face au futur champion. Sur l’année 2001 c’est une véritable goleada pour le numéro 7 et une grande réussite sur le plan individuel, au point d’être dauphin de Michael Owen au classement du ballon d’or 2001. Il n’approchera plus jamais ce trophée d’aussi près malheureusement. Mais il s’approchera de quelque chose de bien meilleur durant cette année : Zidane.

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Jamais deux sans trois, la saison du Real rimera encore avec Ligue des Champions. Et celle de 2002 bien que marquée par la reprise de volée de Zizou, Raul va encore s’y montrer décisif. D’abord en demi finale, il est impliqué sur tout les buts du Real face au Barca. Il inscrit ensuite le premier but de la finale face au Bayer et remporte ainsi sa 3ème coupe aux grandes oreilles, avant d’enchainer avec sa quatrième Liga la saison suivante aux cotés de Ronaldo notamment en attaque.

Après ? « Plus grand chose » (notez les guillemets) : Raul, désormais capitaine, traverse une période creuse tant individuellement (à cause de blessures entre autre, tout en restant néanmoins un des meilleurs à son poste) que collectivement, mais renoue avec les trophées en 2007 en remportant sa 5ème Liga sous Capello avec un scénario à rebondissement composé de multiples remontadas, avant d’enchainer avec sa dernière Liga en 2008. Cette fois-ci le scénario est spécial, le hasard fait bien les choses : le Real devient champion avant de rencontrer le Barça au Bernabeu, c’est donc aux catalans que revient le privilège de former une haie d’honneur, El Pasillo, qui l’introduira en tant que capitaine éternel et symbole de la Casa Blanca.

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Deux saisons plus tard, le meilleur buteur de l’histoire du Real (à ce moment…), se voit désormais poussé vers la sortie en vue du nouveau plan galactique. La légende est déja écrite et Raul se laisse alors tenter par un Deutsche qualität challenge. C’est d’ailleurs avec Schalke qu’il inscrira encore un peu plus son nom dans la l’histoire de la Ligue des champions en y devenant le meilleur buteur (avant de se faire détroner par les deux monstres qu’on ne nommera pas). S’en suit d’autres exils lugubres, mais bon, je peux pas vous dire plus.

Il eut donc tout naturellement droit à son jubilé (tardif), en 2013, qu’il disputera avec le brassard et durant lequel il marqua un superbe premier but à l’image de ceux qu’il a pu mettre tout au long de sa carrière au Real. Tout cela se termine par une énorme ovation des supporters accompagnant le tour d’honneur du numéro 7. Le respect est mutuel et gravé à jamais, ce bien que Cristiano Ronaldo vient de réaliser l’immense performance de lui passer devant au classement des buteurs du Real en un peu plus de six saisons.

Que dire d’autre sur ce joueur représentant le Real Madrid de la tête aux pieds ? Cet attaquant si élégant tant balle au pied que dans la gestuelle, au sang glacial devant les cages peu importe le scénario du match ? Cet attaquant à la patte gauche de velours capable de marquer en première intention ou suite à plusieurs dribbles, feintes ou jongles, pouvant effectuer petite louche, balle piqué, lob de l’extérieur du pied, reprises de volées lobées ou puissantes, marquer du pied droit ou de la tête: la panoplie du buteur est complète. Cet attaquant, qui pendant plus de 700 parties disputées sous la tunique du Real, a porté son équipe en martyrisant les défenses et gardiens adverses.

Le club et les supporters lui sont énormément redevables. Hommage à un joueur à la carrière aussi belle que les célébrations dont il a pu nous gratifier. Maintenant, suite à l’annonce de sa retraite qui aura lieu en novembre, on ne peut qu’imaginer un retour d’El Blanco à la « Casa Blanca ».

Gracias Raul.

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Majd.

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